Le concert de l’Apéro du Captain c’est le 21 mars

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Pour les incultes, l’Apéro du Captain c’est LE podcast que vous devez suivre (sinon je viens chez vous et je vous tape) avec CaptainWeb, Lord Ton Père, Manox et Kwakos.
Dur de décrire en quelques mots ce que c’est… c’est comme écouter des potes discuter de trucs parfois high-tech, des dossiers géniaux comme sur les “fonds vautour”, le zapping du Captain (qui m’a fait découvrir tellement de merveilles comme Extreme Couponing), les invités improbables de Manox (qui chantent la plupart du temps) et le Wazuff de Kwakos (la poubelle improbable du web).
L’apéro du Captain j’y suis allé deux fois, je les considère comme des potes et je ne rate jamais une occasion de les écouter, encore moins de les croiser.

J’avais râté pour divers raisons les précédents concerts et là, magie du calendrier (et des divers planning) je suis libre comme l’air et donc je vais pouvoir y aller.
Je ne peux que vous encourager à venir les écouter en live, passer une bonne soirée, etc… moi j’y serais avec LaMadame (que j’ai convertit récemment à l’ADC)

Plus d’info sur le blog de l’apéro
ou allez réserver votre place directos sur weezevent

Que devient le barbu depuis 6 mois? Reboot de LaGrotteDuBarbu?

Voilà maintenant quelques temps que je n’ai pas écrit sur le blog… un temps nécessaire pour moi pour pouvoir absorber les changements, digérer ce qui c’est passé ces deux dernières années, analyser et tenter de repartir du bon pied.

Un changement un poil violent
Durant les deux dernières années, je suis passé par des hauts (quelques uns) et des bas (beaucoup plus que je ne voudrais réellement l’admettre)… L’échec de mon entreprise: Babozor SARL (avec deux impayés majeurs qui ont mis à sac la compta, mais pas seulement…), le montage du RuralLab, la difficulté personnelle à survivre et payer les trucs de base, la longue pente glissante pour se retrouver presque en marge du système (plus de compte en banque, oublié pleins de trucs administratifs, etc.)… pour finir en décembre par la dissolution de l’association. Si on rajoute à ça la mort tragique de mon pote Doud, le comportement d’un mec que je considérait un pote, la solitude de la campagne, le fait de devoir s’occuper seul d’une gamine… on voit que le poids de tout ça était trop lourd pour moi à porter.

En mode purgatoire pour encore quelques mois/années
Depuis Septembre, j’ai quitté la campagne et suis allé retrouver du travail, sur Paris… l’objectif était simple: tenter de me re-stabiliser en trouvant un travail en CDI et commencer à dénouer le sac de nœud qu’était devenu ma vie. Chance inouïe, j’ai pu retrouver un travail en quelques jours… mais les ennuis ne sont pas finis pour autant, j’ai entre 15 à 20 milles euros de dettes que je dois payer, l’estimation varie suivant les différents courriers d’insultes des différents organismes qui me réclament de l’argent: la banque, les impôts, le gaz, l’électricité, et tous les autres trucs que je n’ai pas payé pendant un peu plus de deux ans. J’ai donc commencé à contacter tous mes débiteurs un par un pour leur expliquer la situation et tenter de convenir d’un calendrier de remboursement. Autant vous dire que j’ai pas fini de payer, mais plus que de ma lamenter, j’ai un toit (un grand grand merci à mes parents), ma fille est en bonne santé et intelligente, je suis pas mort et soyons clair, ce n’est que du pognon (même si les centaines de lettre d’huissiers voulant vous faire penser le contraire: saisie des meubles et décapitation sur la place publique imminente pourrait vous faire penser autrement).
Les prochains mois, voir les prochaines années, une part importante et non négligeable de mon argent ira donc à rembourser les différentes dettes que je me suis construit pendant ces deux dernières années: c’est mon purgatoire (parce que j’ai été très méchant).

Assimiler tout ça et en tirer des leçons utiles
Je vous vois d’ici pleurer à chaude larme sur mon malheur (oui j’aime bien exagérer) ou dodeliner de la tête en vous disant “mais il a fait n’importe quoi ce con”… et vous aurez raison, mais plus que les ennuis administratif ou le pognon, ce qui m’intéresse ici c’est de pouvoir tirer des enseignements de ces deux dernières années, que je vais lister (de façon plus ou moins exhaustive) ici:
partir != fuite / je suis parti à la campagne après ma séparation, on avait besoin d’air et de distance après quelques mois stressant, mais je n’ai pas vraiment préparé mon départ, pas de boulot, pas d’économies, pas de plan de secours et surtout je ne connaissais pas grand monde sur place.
je ne sais pas gérer mon argent / c’est devenu une évidence (et j’y travaille) j’ai un vrai problème avec le pognon… j’ai une fâcheuse tendance à le cramer aussi vite (voir plus) qu’il est rentré. Je trouve toujours des super justifications (mais si j’ai super besoin de ce vingt neuvième marteau je t’assure c’est indispensable) mais je n’ai jamais appris à gérer un budget, mettre de l’argent de côté, prévoir, etc. Je m’y emploi (merci maman) même si c’est pas encore complètement gagné.
je ne sais pas gérer l’argent des autres / que ce soit pour mon entreprise ou pour d’autres trucs, le pognon je sais pas gérer… je peux toujours me dire que je vais changer, mais soyons honnête, à 39 ans ça risque de pas s’arranger.
l’argent c’est vraiment pas mon truc / cf les deux trucs au dessus… j’ai souvent des idées, des idées qui peuvent se transformer en vrais trucs, mais je ne sais pas mettre de prix, j’oublie la tva, certaines contraintes et surtout je ne calcule pas de marge et je vend souvent les trucs à perte. Comme cité plus haut, c’est pas mon truc, donc je vais me mettre en chasse de quelqu’un dont c’est le truc (et j’en reparlerais sous peu).
communiquer plus avec tout le monde, mais surtout les proches / je suis un ancien timide et en général je ne veux pas emmerder les gens avec mes problèmes, donc je les occulte (c’est aussi un bon moyen pour moi de mes les auto-occulter), j’ai donc besoin de plus communiquer, pas seulement écrire des posts de blog, mais surtout parler aux gens: à ma famille, aux copains, à des gens pour demander conseil, avis, etc.
me fier à mon instinct / j’ai toujours une bataille entre mon cerveau et mon instinct… et rétrospectivement mon instinct me trompe rarement, je me laisse embarquer par mon cerveau (genre “mais non ce mec il a l’air sympa… bon il boit de la 8.6 à 10h du mat et son chien pue le vomit mais c’est pas grave”) et par d’autres trucs. Je dois donc faire plus confiance à mon instinct, aussi bien sur les personnes que sur les projets.
ne pas hésiter à se faire aider / l’indépendance pour moi c’est une notion fondatrice… un truc sur lequel je suis super tendu, mais parfois dans certains moments de la vie on doit se faire aider. Je dois donc me faire violence et ne pas hésiter à demander de l’aide, à des potes, à la famille, à d’autres gens (pour les questions administratives ou de pognon pour ne citer que ceux là).
non, baisser la tête et foncer ne résout pas tous les problèmes / c’est la technique du bélier que j’ai perfectionné sur les 39 dernières années: en général quand ça va pas bien, je dors moins, je travaille plus, je mets mes œillères et je fonce dans le tas. Jusqu’à présent ça avait marché… le mot important est jusqu’à présent! Donc il est important aussi de temps en temps de prendre du recul, de collecter des données, analyser, digérer et tenter de voir pourquoi ça ne va pas bien (c’est exactement ce que je fais tiens).
en France l’échec est considéré comme définitif / je pense que j’y reviendrais longuement dans pas longtemps, mais en France l’échec est considéré comme critique, dramatique et très souvent puni sévèrement. Ne pas pouvoir payer est souvent synonyme de plus d’argent à devoir payer: huissiers, collecteurs, lettre de menace, d’insultes… Toute ma vie on m’a dit qu’il valait mieux se planter que de ne rien faire. Là je me suis magistralement planté, et pourtant tout le monde essaye de me mettre la tête sous l’eau, très peu d’aide disponible pour moi (aussi bien administrative, financière, psychologique) et surtout des regards qui en disent long sur la considération de l’échec en France. Pour moi l’échec c’est plus ou moins la seule façon réellement possible d’apprendre: on se plante, on regarde pourquoi, on modifie et on repart.
savoir reconnaître mes points forts et mes points faibles / c’est crucial, j’ai déjà réussi à identifier que l’argent et moi ne faisaient pas bon ménage, idem pour l’administratif, mais c’est important de pouvoir identifier les domaines qui nous échappent ou tout simplement où nous ne sommes pas bon, ou plutôt laisser ces tâches à des gens compétent pour pouvoir nous concentrer sur des éléments plus productifs. Je continue ce travail, ainsi que celui d’identifier des personnes qui me sont complémentaires et avec qui j’ai envie de travailler (comme Pascal Mabille, Arnaud Doucet ou Manox pour la partie graphique pour ne citer qu’eux)
je suis faillible / et oui je sais que c’est con à dire, mais je ne suis pas un sur-homme, parfois je dois dormir (ouais je sais c’est bourgeois) et il m’arrive même d’être fatigué (pff là c’est du pur délire). On n’a pas toujours raison, on ne prend pas toujours les bonnes décisions, on est pas bon en tout… s’en apercevoir c’est déjà avoir fait la moitié du chemin.
on peut compter sur certaines personnes / la famille, les parents, certains potes… ce sont des gens sur qui on peut compter. Même si on est pas d’accord sur tout, ils sont là aussi pour nous aider (et réciproquement)
on se trompe parfois sur les gens / c’est bien souvent dans les périodes de trouble où on voit le vrai visage des gens, ceux qui restent, ceux qui prennent la poudre d’escampette, ceux qui à raison tentent de nous secouer, ceux qui font des cercles autour du cadavre encore fumant pour aller picorer des bouts de chair (ok là je m’emballe un peu), c’est la nature humaine et on y peut rien. On est souvent surpris, parfois en bien… certaines fois en mal, mais je ne vais pas m’enterrer dans une cave et arrêter d’avoir des interactions avec des êtres humains sous prétextes que certains sont pas gentils. Idem, faire plus confiance à mon instinct et communiquer plus.
dans des situations exceptionnelles ont fait parfois des trucs / des trucs qui ne nous ressemblent pas… sur ces deux dernières années, j’ai fait des trucs dont je suis pas spécialement fier, poussé par les circonstances. J’ai même encore du mal à réellement m’exprimer sur le sujet, pas encore tout digéré, processus en cours.
savoir prioriser les choses / monter un FabLab à la campagne c’est cool… s’assurer que ma petite famille à de quoi manger et se chauffer c’est autrement plus important et parfois j’ai tendance à perdre un poil le sens des priorités. Il est donc important pour moi de bien mettre les trucs dans le bon ordre, aussi bien au niveau personnel que professionnel.
virer les poisons de ma vie / la clope, le coca, un peu moins de gras, les cons… tous ces trucs qui nous empoisonnent il faut apprendre à dire non, et à prendre des mesures actives pour virer ces merdes.
et pleins d’autres trucs / si tu lis encore ça chapeau… j’ai pas encore tout digéré, mais je suis sûr qu’il y a encore pleins d’autres enseignements à tirer de ces deux dernières années.

Trouver ma place dans mon boulot
Depuis Septembre, je travaille chez Human Inside, une agence digitale (comme ils disent dans le métier) où je suis développeur / chef de projet technique / directeur technique (donc oui à partir de maintenant vous m’appellerez “monsieur le directeur”, non mais…) et où je travaillais principalement sur des problématiques web: sites web complexes, dev sous wordpress, etc… Au fur et à mesure le travail à changé, parce que déjà j’étais seul à pouvoir réellement produire sur le web et que d’assumer 5 à 6 projets en frontal c’est très difficile. Ensuite des projets vraiment intéressants sont arrivés (et là aussi ça fera l’objet d’un article spécifique parce que y’a pleins de trucs à dire) un dispositif interactif pour Yves Rocher, une machine à Selfie pour l’Aéroport de Genève, des challenges techniques et des trucs super intéressants à faire. Entre temps mon patron a du partir, dû à un sérieux burn-out, l’activité a été reprise par le groupe Cent Degrés et depuis un mois… avec un travail beaucoup moins web (même si j’agis toujours en tant que conseil et chef de projet tech) mais de plus en plus sur la migration digital / retail: quels sont les dispositifs innovant qu’on peut mettre en place pour mettre en avant les produits en utilisant les dernières technologies et en gardant le truc accessible. Un truc passionnant, que j’adore, pas évident tous les jours (avec une grosse pression) mais super intéressant. Petit à petit je fais migrer mon métier, puisque la réalité est que ce que je fais (le web et le dev PHP) d’autres tout aussi qualifiés et avec des salaires bien moindre peuvent le faire.
Petit à petit donc je fais mon trou et tente de trouver ma place.

Des changements personnels notables
Depuis un peu plus de 6 mois, je suis à peu près passé par tous les états: le désespoir, la profonde dépression, l’espoir, la fatigue, parfois de la joie… j’ai tenté d’analyser ce qui se passait et de m’améliorer. C’est pas simple, c’est long, mais c’est indispensable, pour savoir ce que je veux faire, comment le faire et avec qui.
J’ai la chance d’avoir des parents compréhensifs, qui me supportent, me soutiennent, mais aussi une fille exceptionnelle Marie, qui aujourd’hui a 9 ans, et sans qui je serais sans doute tombé en état de décrépitude avancée.
m’améliorer physiquement / à part des caleçons et des tshirts, ghunter (mon vélo) a fait partie des bagages que j’ai ramené en priorité… me remettre au vélo c’était une priorité pour moi. Je parle pas de perdre du bide ou des kilos, mais juste de me sentir mieux dans mon corps, refaire régulièrement de l’exercice physique… c’est pas toujours gagné, mais j’adore toujours autant faire du vélo. J’aimerais avoir un poil plus de temps pour faire plus de choses, pouvoir tenter des trucs zarbi (les kettlebell ça a l’air bien barbare ça me plait bien) et qui ont l’air marrant, mais entre le boulot, la maison, les trajets peu de temps disponible, mais c’est sur ma todoList.
consulter un psy / là aussi y’aurait tout un roman à écrire, entre les psy public (que je ne blâme pas loin de là) qui sont confrontés à des cas lourds et qui tentent de me prescrire des cachetons… et les psys privés qui vous facturent 47 euros les vingt minutes, j’ai pas vraiment trouvé mon bonheur. Les pages de ce blog me servent donc un peu de psy de secours, mais je pense que certains éléments non résolus et toujours en cours de digestion (genre la séparation avec mon ex-femme) seraient utiles de parler avec quelqu’un. Je cherche plus ou moins toujours psy à mon pied.
me remettre sur le marché / c’est le grand changement de ces derniers mois… j’en avait marre d’être seul, depuis ma séparation je dors littéralement sur un bout de canapé, plus habitué à dormir seul, par intervalles de 2 heures (bon y’a le stress du purgatoire aussi) et une estime de soi dans les toilettes. J’ai tenté plusieurs fois les sites de rencontres sans grand succès (je suis apparemment pas un candidat type) et en novembre j’ai décide de me lancer (je pense que j’écrirais un article exclusivement sur ça je pense d’ailleurs). Je ne vais pas spoiler mon futur article, mais depuis décembre je sors avec une femme (que pour des raisons de confidentialités j’appellerais LaMadame) et ce qui me semblait impossible il y a encore quelques mois est arrivé: je suis tombé amoureux. C’est un peu compliqué, on est pas complètement à côté (30 km ou 1h en transport en commun, ou 1h30 en vélo) on a chacun un enfant, donc la gestion de calendrier est des plus compliqué… mais pour l’instant ça se passe bien (même très bien) je me surprends même dans mon crâne malade à faire des plans fous. On s’emballe pas non plus, on a des obligations, mais après des années de vie monacale, pouvoir partager des moments, des envies, des passions, de la musique, des films avec quelqu’un c’est juste génial. Elle est belle, intelligente (plus que moi en tout cas, ingénieure avec une thèse et tout) on s’entend bien, on se complète sur pleins de trucs… bref je suis amoureux :D

Quelques projets intéressants
Tout ça c’est bien, mais qu’est ce qui se passe dans mon cerveau malade avec tous ces trucs? Et bien encore pas mal de choses, pleins de projets:
Metal Rumble / je continue dès que j’ai un peu de temps à travailler sur le projet qui est déjà en bêta test, le jeu de cartes pour les métalleux… que j’avais fait testé aux amis qui étaient venus au BarbuFest. A priori Manox sera de la partie pour la partie graphique (et ça c’est super top génial moumoute), je ne sais pas trop comment avancer et financer la fin du développement du jeu, mais j’y réfléchis d’arrache pied.
Brick ‘Em All / un projet un peu ancien mais qui arrive à maturité… un jeu de société qui réutilise les vieux stocks de lego que tout le monde a et qui prennent la poussière… Là c’est Arnaud Doucet qui risque de prende le lead sur la partie graphique (big up à lui). Comme pour Metal Rumble, ça avance doucement et je me pose pleins de questions, mais le concept est finalisé.
– d’autres projets dans les cartons / pas encore matures ou qui ne sont pas encore en développement, mais mes cahiers magiques en sont pleins.

Un reboot de la grotte?
On en arrive donc à la question centrale de ce blog: et la grotte alors? ta laissé tombé??
Pour répondre de façon simple, non je n’ai pas laissé tombé… loin de là, bricoler, inventer, bidouiller et partager tout ça avec vous ça me manque terriblement, monter pendant des heures ma vilaine tronche aussi (aussi paradoxale que cela puisse paraître), mais aujourd’hui les éléments sont contre moi.
J’ai très peu de place dans l’endroit dans lequel je vis, aucun outil ou presque sous la main et ma priorité est d’abord de me remettre sur pied psychologiquement et financièrement.
Je préfère aussi plus que de balancer de temps en temps, taraudé par un sentiment de culpabilité, un épisode foireux par ci par là, organiser un reboot complet de LaGrotteDuBarbu.
L’idée fait doucement son chemin et je ne sais pas trop encore qu’est ce que ça veut dire, mais j’ai envie de changer des trucs… passer moins de temps sur la post-production, trouver un lieu adapté (même si il n’est pas fixe) et pouvoir balancer des vidéos de façon régulière, améliorer la logistique, voir même séparer certaines vidéos suivant la longueur, la thématique, je ne sais pas trop encore… c’est encore en pleine réflexion.
Mais ne vous inquiétez pas, après le réflexion vient l’action, donc dans les mois qui viennent je risque de vous donner de plus en plus de nouvelles, et d’ici peu un plan d’action.

Voilà pas mal de blabla, ami barbu si tu lis ces lignes c’est que tu a été bien courageux.
Je voudrais remercier tous les gentils barbus qui m’ont envoyés pleins de messages de soutien pendant ces moments difficiles, si je ne vous ai pas encore répondu, c’est principalement que je ne savais pas trop comment répondre… là la digestion des évènements est bien avancée et vous recevrez tous une réponse (c’est promis). Sachez quand même que je n’oublie pas et que tous vos messages m’ont permis de passer cette période difficile (et je ne pourrais jamais vous remercier comme il se doit).
Idem pour tous les gens qui ont soutenu le projet sur Ulule, je ne vous ai pas oublié, loin de là… j’ai honte de pas avoir plus communiqué ou pu vous envoyer des trucs, mais ne désespérez pas, ça vient… dans quelques mois.

Comme d’habitude les insultes, conseils et crachas en tous genres sont les bienvenus…
Que la barbitude soit avec vous

LaGrotteDuBarbu – Ep125 – DiskATatateur

Le retour de LaGrotteDuBarbu avec cet épisode simple mais rigolo, où je change le disque dur de mon vieux MacBook Pro…
Episode filmé en 4k avec un Lumix G DMC-GH4 et monté en HD par l’ami Morgan (que je remercie chaleureusement)

Pour cet épisode, vous avez besoin de:
– un vieux MacBookPro de 2006
– un disque dur pour mettre vos données, moi le mien c’est l’ami Morgan qui me l’a filé et c’est un SSD de 64Gb
– un disque dur extrerne pour disque 2 pouces et demi
– des tournevis cruciforme et torx
– un logiciel de transfert de données, moi j’ai choisi SuperDuper, mais y’a aussi Carbon Clone Copy sur Mac

Quelques remarques:
– comme dit lors de mon Troll, c’était la bonne époque où les Mac s’ouvraient encore et nous permettaient de pouvoir changer des éléments, aujourd’hui les dalles, et parfois ram, voir même batterie sont collées ou soudées (cf le dernier Mac mini)
– ça prend pas longtemps: 20 minutes chrono pour démonter et remonter
– le clonage prend une éternité… 2h30 pour cloner 60 Gb de mon ancien disque vers mon nouveau, si votre disque fait un Téra bonne chance et que de patience en perspective…
– Encore une fois un grand merci à Morgan qui a filmé l’épisode, mais surtout l’a monté… après avoir monté comme un porcinet 124 (ou presque) épisodes, une véritable leçon d’utilisation de Première… et surtout pouvoir mettre les doigts sur du matos de ouf, dont le Lumix qui filme en 4K…

Comme d’habitude, insultes, commentaires et témoignages sont les bienvenus.
Que la barbitude soit avec vous

Chiffrofête / Café vie privée dans les locaux de Mozilla le samedi 18 octobre

le samedi 18 octobre, de 14h à 18h, aura lieu dans les locaux de Mozilla, au 16 Bis Boulevard Montmartre 75009 Paris, une café vie privée – chiffrofête – cryptoparty, organisée par l’ami Genma.

je cite l’email qu’il m’a envoyé:
“Au programme : une petite conférence d’une heure – une heure sur
différents sujets d’actualités/d’éléments soumis à réflexions et
organisation d’ateliers thématiques, selon les personnes
présentes/co-animateurs présents avec moi. Penser à venir avec vos PC
portables si besoin/possible. Ceux qui voudraient aider sont les
bienvenues, ceux qui voudraient assister également ;-)”

Viendez nombreux, ça risque d’être fun, pour vous inscrire c’est par là: http://framadate.org/5uffub3ihixvhs59
(et comme c’est en période scolaire j’y serais sans aucun doute… d’ailleurs je me suis inscrit)

Quelques mois difficiles… stabilisation et on repart de plus belle?

Voilà déjà quelques mois que je suis plus ou moins absent des Interwebs… plus de podacst, pas (ou peu) d’articles… mais que se passe-t-il?

Une situation personnelle dramatique… à deux doigts de devenir clodo?
Mon but n’est pas de faire pleurer dans les chaumières, mais pour ne pas déroger à ma politique: le plus de transparence possible, et surtout expliquer à ceux qui m’interpellent sur twitter, ce qui se passe en ce moment.
Pour info, j’ai décidé de fermer les commentaires sur cet article, si vous avez des trucs à dire, il reste twitter, les emails, etc.
Depuis un peu plus d’un an je me bats pour tenter de faire mon trou et concilier ma passion (avec un P majuscule) de la bidouille et tout le prosélytisme qui va avec, aussi bien via le podcast que via le RuralLab et pouvoir crouter. Le problème est que jusqu’à présent cette passion dévorante ne me permet pas de vivre… j’ai essayé de trouver divers débouchés sans trop de succès, la faute principalement à mon manque de talent de gestion. Je suis une vraie quiche pour gérer le pognon aussi bien au niveau perso, que pro ou associatif, certains ont ça dans le sang, moi ce n’est clairement pas mon cas (et c’est important à savoir pour pouvoir y remédier, mais j’en parlerais un peu plus tard).
Dix mois passé à tenter de monter et maintenir le RuralLab à travailler 10 heures pas jour (bon c’est pas non plus un travail pénible et c’est juste génial de partager ses passions avec tout le monde) 7 jours par semaine, sans gagner d’argent ça a certaines conséquences.
La première conséquence c’est d’abord de galérer à acheter ne serait ce que les trucs de base, comme la bouffe… je ne suis pas seul, j’ai une petite demoiselle de (maintenant) neuf ans qui a besoin de manger tous les jours, pouvoir s’habiller, etc.
Ensuite c’est une chute vertigineuse et pas très plaisante dans l’administratif glauque: pas possibilité de payer les factures, eau, gaz, téléphone, électricité, etc. Je me raccrochais à l’espoir pourtant si proche de pouvoir générer assez d’argent avec le RuralLab pour pouvoir se verser un espèce de micro-salaire, mais malheureusement on était toujours à quelques semaines (ou plutôt quelques mois) de pouvoir y arriver.
Fin juin arrive, je continue à lutter, mais le facteur déclencheur à été la fin du bail de la maison que je louais… pas de fiche de paye, donc impossibilité totale de pouvoir se loger et de louer un nouvel appartement ou maison dans le coin.
Je me retrouve donc dans une situation où d’un côté j’ai un “travail” qui m’occupe toute la journée sans pouvoir me payer, et d’un autre des contraintes financières fortes et la vision de me retrouver à la rue sans toit et sans perspective réelle ou bouée de secours.
Il était temps de faire un reality-check et de voir qu’est ce que j’allais faire de ma vie et comment le projet de la campagne et du RuralLab pouvait s’intégrer à tout ça.

Plus de permanence, vols, problèmes personnels, Le RuralLab en danger…
Du côté du RuralLab c’est aussi un bilan bizarre, d’un côté on a réussi à démontrer que notre approche n’était pas complètement déconnante, avec 120 adhérents en quelques mois, 4 à 5 ateliers organisés par mois, une permanence ouvert toute la semaine de 10 à 18h, des partenariats imposants comparé à la taille de notre association ou de la commune, des perspectives et projets intéressants… D’un autre côté, ma situation personnelle de déchéance financière faisant peser un poids important sur l’ambiance générale du lieu, et pas mal de complications divers ne nous ont pas permis de développer le concept comme nous l’aurions aimé.
Des problèmes financiers
Avec une adhésion modique (5 euros, bien que beaucoup des adhérents donnaient plus) et des frais de fonctionnement non négligeables (eau et électricité en particulier), le RuralLab a galéré pour payer ses factures… a en arriver jusqu’à faire un chèque en bois pour éviter de se faire couper le courant (je vous rassure on a réussi à payer notre facture, mais c’était chaud). C’est une situation extrêmement gênante et surtout stressante pour toute l’équipe. Pouvoir trouver un business model viable était un des buts de l’association et prouver qu’un FabLab en milieu rural avait un sens en était un autre, on travail encore sur le business-model et trouver des solutions pour financer durablement cette activité qui répond à un réel besoin.
Départ de Jason aka Prototux
D’un point de vu personnel, Jason qui m’a aidé à co-fonder le RuralLab est parti… je ne reviendrais pas ici sur les raisons (ça le concerne lui et moi et ce n’est pas l’endroit pour solder nos comptes) mais je ne peux m’empêcher de trouver la façon dont il est parti amère. Après l’avoir hébergé chez moi pendant plus d’un an, son départ précipité et en embarquant du matériel qui n’était pas à lui (une partie au RuralLab et une partie du matos à moi perso) m’a donné la vile impression de m’être fait planté une hache (à double tranchant avec des pics) dans le dos. Je pourrais ruminer pendant des mois sur ce point, mais ça fait aussi partie de l’aventure, humaine cette fois ci, on est surpris par des gens (en bien souvent, en mal parfois), on rencontre des personnes, etc… j’ai décidé de tirer un trait, à lui d’assumer avec sa conscience ce qu’il a fait et son attitude par rapport au projet collectif.
Vol de matériel
Ahhhh l’épisode du vol de matériel par Yuma de baroudeur.com
Pour raconter l’histoire en deux mots, disons qu’il avait un désaccord financier avec un membre du RuralLab, qu’il a profité de son inattention pour laisser un porte-fenêtre ouverte, est revenu alors que le RuralLab était inoccupé et à piqué pour environ 10 000 euros de matériel (tout le matériel Bosch, des ordinateurs, ma découpeuse vinyle, tout le matériel de musique, etc…), avec comme prétexte de se rembourser sur la bête, plus que de régler son désaccord financier directement avec l’intéressé. Heureusement l’histoire se finit plus ou moins bien avec la restitution du matériel volé… mais cela soulève un point important concernant la sécurité du lieu et la valeur du matériel et des outils qui y sont stockés. Certes on a pas une thune au RuralLab, on galère à payer les factures, mais on a des outils, des ordinateurs, etc… et certains (que ce soit Yuma de façon directe ou Prototux de façon indirect) décident de se servir. C’est une situation inadmissible et nous devons prendre les mesures appropriées pour que cela n’arrive plus (jamais), le matériel est destiné à aider les adhérents dans leur approche du numérique, dans leurs projets, pas pour régler des problèmes perso ou pour se l’approprier injustement.
Désaveux d’accords passés et impossibilité de continuer les activités
Le bilan est franchement pas top, puisqu’en quelques semaines un des fondateurs se barre, on se fait piquer du matos, je finis presque clodo… et on est obligé de se désengager un peu à la barbare d’accords qu’on avait eut avec divers organismes. Par exemple, on devait commencer à faire des ateliers dans les écoles pour les TAP (Temps d’Aménagement Périscolaire) avec la communauté de commune (et on était chaud bouillant pour participer à ça, faire découvrir pleins de trucs aux gamins dans les écoles, etc.)… plus possible et c’est donc à conte-coeur qu’on les a prévenu un peu à la dernière minute de notre impossibilité de pouvoir assurer l’accord passé. Idem pour certains autres projets qui demandait une présence à 100% que je ne pouvais pas assumer sans que ça me permette de vivre.

De retour en région parisienne
Je me suis donc tâté pendant quelques jours et la décision c’est faite d’elle même, il me fallait un travail et vite… et (malheureusement) dans ma branche c’est Paris, donc retour en région parisienne pour une année au moins (puisque la demoiselle est inscrite dans l’école) squattage chez mes parents… Le but est dans les mois à venir de me reconstruire au niveau financier et administratif. J’ai quelques casseroles aux fesses, avec au moins 10 000 euros de factures impayées et autres joyeusetés (des piles de lettres d’huissiers qui me réclament du pognon) et le but est de pouvoir régler tous ces problèmes pour pouvoir repartir dans des conditions plus sereines.
J’en profites d’ailleurs pour chaudement remercier mes parents… sans leur soutien je serais sans doute clodo à continuer à galérer, merci à eux de m’héberger et de me prodiguer conseils et soutien (et bisous poilus à tous les potes et barbus qui prennent régulièrement de mes nouvelles, ça fait plaisir, vraiment même si je le dis pas souvent).
Depuis le premier septembre je travaille chez Human Inside, une chouette agence digitale (je sais pas trop comment expliquer ça autrement) ou je fais du développement web et du prototypage pour divers projets. Super ambiance, des projets intéressants, une proximité très sympathique avec d’autres branches connexes du métier: designers 3D, graphistes, architectes, vidéastes… et une proportion homme/femme presque inversée par rapport à mes autres tafs: une majorité de femmes (ça fait un peu moins clan de barbus qui se racontent des blagues de cul et rotent sans retenue, ça change et c’est franchement pas mal).

Retour de LaGrotteDuBarbu sous peu
Bon et LaGrotteDuBarbu alors, vous allez me dire?
Ben j’avoues que ces derniers mois j’ai été très préoccupé par les divers problèmes précédents pour pouvoir me consacrer sereinement à produire, monter et diffuser des épisodes.
J’ai un épisode tourné chez les amis de Saint Nazaire qui est toujours en cours de montage et que je devrais pouvoir finir dans les prochaines semaines… j’ai pleins d’idées de podcasts vraiment cool, un peu moins bourrins puisque je n’ai plus un accès illimité à un atelier de psychopathe, mais toujours autant l’envie de bidouiller et de partager avec la communauté merveilleuse des barbus.
Donc oui rassurez vous, LaGrotteDuBarbu continue et va continuer, ce n’est pas un manque de motivation, mais principalement une question de priorités (bouffer versus le podcast) et de temps.

Restructuration du RuralLab
Dans les prochaines semaines on va aussi remettre à plat un peu toute l’organisation du RuralLab, absorber les changements des dernières semaines et voir comment continuer (voir même étendre) l’activité du RuralLab.
On avait pas trop communiqué sur les divers problèmes, puisqu’au niveau perso je ne savais pas trop à quelle sauce j’allais être mangé, mais ce sera fait dans les prochains jours et on va essayer de trouver avec les membres de l’association des solutions viables à la situation.

Pleins d’autres projets excitants dans ma hotte
C’est pas parceque j’ai pas de thunes, que les huissiers me courent après avec des martinets (avec des piquants en fer) que mon cerveau arrête de fonctionner, au contraire et j’ai toujours pleins de projets que j’essayes de pousser qui vont profiter de cette pause (allongée) parisienne pour avancer.
MetalRumble
Un jeu démentiel qu’on est en train de finir de mettre au point avec l’ami Gimli (alias Quentin) et qui a été alpha-testé par des barbus pendant le BarbuFest. Le principe (en deux mots)? Tenter de composer le groupe de métal ultime… c’est un jeu de carte, super fun, avec pleins de blagues pourries et de références à la culture Métal. On va continuer à travailler dessus avec comme objectif le sortir pour la saison des festival de cet été.
LGDB format court
Un truc que j’ai toujours voulu faire, tenter de re-tourner, écrire, produire et monter un pilote de LaGrotteDuBarbu en format court (genre 3 minutes) un truc propre, pro, voir si je suis capable de le faire et voir quel résultat est ce que ça donne.
Une série de livres
J’ai toujours une série de livres ultra pédagogiques sur les usages du numérique (avec comme cible principale mes parents, où tous les gens qui utilisent l’informatique mais qui galèrent, comme votre grand mère, votre grand oncle ou voisine) en cours de création, j’ai les deux premiers volumes écrits et des drafts de deux autres volumes… Je cherche toujours un ton et une ligne graphique (et je vais me faire aider pour ça évidemment), je creuse aussi pour savoir comment le réaliser: crowdfunding, accord avec une maison d’édition, auto-publication…

Voilà, vous savez tout ou presque.
Donc pour résumé, je suis sur Paris pour un an, un nouveau boulot, le RuralLab en pleine mutation, LaGrotteDuBarbu qui repart de plus belle dans quelques semaines et pleins de projets rigolos…
Un grand merci à tous les barbus qui m’ont soutenus et me soutiennent dans cette période difficile et pas évident à traverser, vous êtes géniaux (et je vous aime tous).

Que la barbitude soit avec vous.