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Faites Le Vous Même et Economisez – beaucoup – avec une imprimante 3D

Petite traduction d’un article déniché sur BoinBoing (et disponible sur mon flux de partage sur NewsBlur) sur le blog de l’université du Michigan
L’article original est disponible ici et un article sur l’étude ici
Traduction approximative, mais je trouvais l’article suffisamment intéressant pour le partager avec tous les gentils barbus et en particulier les non anglophones.

Cela peut sembler un peu tiré par les cheveux d’imaginer une imprimante 3D dans tous les foyers, cependant un chercheur de l’Université Technique du Michigan prédit que la fabrication personnelle, comme l’informatique personnelle en son temps, est sur le point de faire son entrée dans les ménages de façon extraordinaire.

“Pour le consommateur américain moyen, l’impression 3D est prête à faire ses preuves”, raconte le professeur Joshua Pearce.

Les imprimantes 3D déposent de multiples couches de plastique ou d’autres matériaux pour fabriquer presque tout, des jouets aux outils en passant par des ustensiles de cuisine. Plusieurs dizaines de milliers de plans en 3D pour les imprimantes sont disponibles sur des sites web comme Thingiverse. Les visiteurs peuvent télécharger les fichiers pour fabriquer leurs propres objets en utilisant des imprimantes 3D OpenSource, comme la RepRap, que vous pouvez construire à partir de pièces imprimées, ou d’une tout prête dans un boîte, d’une entreprise comme Type-A Machines.

Les imprimantes 3D ont été le jouet de quelques aficionados, mais cela change rapidement, raconte Pearce. La raison est principalement financière: la famille typique peut ainsi économiser beaucoup d’argent en fabricant des choses sur son imprimante 3D au lieu des les acheter dans un magasin.

Pearce en est arrivé à cette conclusion après avoir conduit une analyse du cycle de vie économique d’une imprimante 3D dans un foyer américain moyen.

Dans son étude, Pearce et son équipe a choisit 20 ustensiles présent dans un foyer et disponible sur Thingiverse. Ils ont ensuite utilisé Google Shopping pour déterminer le prix minimum et maximum pour acheter ces 20 produits en ligne, sans prendre en compte les frais de port.

Ils ont ensuite calculé le prix pour fabriquer ces même objets avec une imprimante 3D. La conclusion: cela couterait entre 312 et 1944$ pour acheter ces 20 ustensiles comparé à 18$ pour les imprimer en un week end.

Le prix d’une imprimante 3D OpenSource varie de 350 à 2000$. Envisageant de façon très conservative qu’une famille n’imprimerais que 20 objets par an, le groupe de Pearce a ainsi calculé que l’imprimante 3D se rembourserais assez rapidement, de quelques mois à quelques années.

Le groupe a choisi des objets relativement peu onéreux pour leur étude: des accessoires de téléphone portable, une presse à ail, une tête de douche, un truc à cuillère, etc… Les imprimantes 3D peuvent faire économiser aux consommateurs encore plus d’argent sur des appareils plus sophistiqués comme des prothèses sur mesure [pas sûr de la traduction de cette partie] ou de l’équipement photographique.

Les imprimantes 3D ne sont pas aussi simple que d’imprimer un document depuis votre ordinateur sur votre imprimante 2D traditionnelle – pas encore. “Mais vous n’avez pas besoin d’être un ingénieur ou un technicien pour mettre en route une imprimante 3D”, raconte Pearce. “Certaines peuvent être mises en route en une demi-heure, et même une RepRap peut être construite en un week end par quelqu’un d’un peu doué avec ses mains”.

Mais ce n’est pas que pour l’argent. Les imprimantes 3D peuvent offrir un nouveau monde qui offre aux consommateurs beaucoup plus de choix, puisque chaque objet peut être customisé. “Avec la croissance exponentielle de fichiers gratuits et de l’impression 3D, nous créons un potentiel énorme de richesse pour tout le monde.” explique Pearce.

Avant que les imprimantes 3D deviennent aussi répandues que les téléphones portables, ils pourront former la base d’une forme nouvelle de puissance de fabrication et avoir un potentiel énorme ici et dans les pays en voie de développement, où l’accès à certains produits est limité.

“Imaginons que vous fournissez du matériel pour le camping et vous ne voulez pas garder un stock de piquets de tentes fluorescents” raconte Pearce “Gardez juste du plastique fluorescent sous la main, et si quelqu’un a besoin de ces piquets, vous pouvez juste les imprimer”.

“Ce serait un autre type de capitalisme, où vous n’avez pas besoin de beaucoup d’argent pour créer vous même de la richesse ou même créer une entreprise” raconte Pearse.

Article à lire en version originale ici…

babozor

6 Comments

  1. L’idée est très intéressante et passablement enthousiasmante, mais elle passe sous silence un point important: la qualité du produit imprimé en 3D.

    Autant pour des choses comme la vaisselle, on n’a certes pas besoin d’objets très perfectionnés (encore qu’il y aurait des choses à dire sur la qualité du plastique alimentaire), autant pour des piquets de tente, c’est mieux quand ça ne pète pas au premier coup de vent.

    Aussi, je suppose que pas tout le monde est prêt à bouffer dans des assiettes en résine aux finitions un peu rugueuses, mais je dois avouer que je ne rends pas forcément bien compte du degré de finitions possibles avec les imprimantes 3D.

    C’est une technologie qui a un énorme potentiel, mais j’ai quand même l’impression que pas mal de monde se monte le bourrichon avec, alors qu’elle n’en est encore qu’à un stade, sinon expérimental, du moins pas encore tout à fait prêt pour une diffusion grand public.

  2. Wahou quel futur. On imprimera tout chez nous! Plus besoin de sortir pour obtenir ce qu’on a besoin, plus de voisin à qui aller emprunter un presse ail. Et puis comme tout sera en plastique, on pourra consommer uniquement des truc jetable qu’on détruira et refabriquera à la volé, adieu les souvenirs poussiéreux qui encombre nos grenier.
    Les chercheur c’est cool, mais faudrait parfois un peu réfléchir moralement et socialement, ça changerait.

  3. Je croyais qu’il y avait quelques soucis de pétrole à prévoir d’ici quelques années mais on continue à vanter les mérites du plastique, sans parler en effet de l’impact écolo.

    Après autant je pense que l’imprimante 3 D collective devrait être connue et facilement accessible, autant la version individuelle en masse c’est la porte ouverte à tout et n’importe quoi, à réserver aux personnes responsables pour ne pas arriver à la fabrication jetable à tout va.

    Et si je vois bien l’intérêt en termes de prix et de “dépannage” le coup du matériel de tente me fait rigoler. Tu ne stockes pas les piquets mais tu stockes la matière première. Je me vois bien chez moi stocker des plastiques de toutes les couleurs. J’exagère mais c’est vrai que le stockage des matières premières est à prendre en considération, je ne pense pas que le volume soit réduit de moitié entre la matière première et le produit fini sauf si tu fabrique des objets creux, légers et pas solides

    Je vote pour des ateliers de dépannage/fabrication via l’impression 3 D, réparer au lieu de jeter ok, conceptualiser avant de fabriquer, ok, pour le reste j’attends de voir

  4. Bon, pour le volume de stockage je retire, je n’y connais rien en propriété des matériaux donc en effet tu gagnes peut-être de la place. Si quelqu’un a une idée de la différence de volume d’ailleurs ça m’intéresse histoire de me réveiller moins bête demain

  5. Ah et puis c’est super comme ça les entreprises ne seront plus obligées de gaspiller du bon argent pour payer des gens à fabriquer les produits.
    ‘videmment, du coup peut-être bien qu’on aura plus les moyens de se payer imprimante, fournitures et électricité du coup.

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